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Les Sorcières du Pays Basque
 
 
 Les  Sorcières de  Zugarramurdi au Pays Basque en vidéo Divx

 


            Les grottes des sorcières au Pays Basque Sud constituent un important ensemble rocheux, situé à moins de 500m. du centre Zugarramurdi, dirigées vers l’ouest sur l’ancien chemin Zugarramurdi-Sara, qui le traverse partiellement.
 
           
            La principale cavité de ces grottes a été creusée par le Ruisseau de l’Enfer, qui la traverse et lui a donné l’aspect d’un vaste tunnel dont l’axe est orienté du Nord-Est au Sud-Ouest, sur une longueur de 120m. et une largeur de 22 à 26m.
Deux galeries plus hautes et ayant approximativement la même orientation que la galerie principale y débouchent et se développent dans cet ensemble rocheux.
 
Mais, comme leur nom l’indique, ces grottes sont surtout réputées pour leurs sorcières.
 
L’histoire de ces sorcières date de l’année 1610 qui connut une de ces vagues de sorcellerie qui, périodiquement, embrasaient le Pays Basque. Elle s’étendit sur la zone de l’extrême Nord-Est de la Navarre, voisin de la province du Labourd.
 
C’est ainsi que l’Inquisiteur Don Juan del Valle Alvarado, du tribunal de Logroño fut mandaté pour inspecter cette zone. Il passa plusieurs mois à Zugarramurdi et recueillit de nombreuses dénonciations à la suite lesquelles près de 300 personnes (sans compter les enfants) furent inculpées pour délits de sorcellerie.
40 personnes choisies parmi celles qui semblaient les plus coupables, furent emprisonnées et emmenées à Logroño.
 
L’Inquisition accusait ces gens d’avoir le diable pour dieu et de célébrer des messes noires avec lui ; on les accusait aussi de métamorphoses, de provoquer des tempêtes en mer (Zugarramurdi n’est pas loin de la côte Cantabrique et les sorcières étaient accusées de provoquer des tempêtes pour que les bateaux qui entraient et sortaient de Saint Jean de Luz se perdent en mer).
On les accusait de maléfices contre les champs, les bêtes et les gens. Et enfin, entre autres choses, ils furent accusés d’être vampires et nécrophages.
 
C’est ainsi qu’en Novembre 1610, les sorcières reçurent leur sentence : 18 d’entre elles furent absoutes ; on infligea aux autres, des peines telles que la perte de leurs biens, la réclusion à perpétuité.

 
 
 
 
Pierre de Lancre (Pays Basque)
 
Les souffrances que le Labourd dut endurer au XVIIe siècle portent un nom bien précis, celui de Pierre de Lancre.
Saint Jean de Luz était divisé par des dissensions entre plusieurs puissantes familles. Un beau jour, la rumeur de l’existence des sorcières se répandit comme la poudre et chacun des deux partis se mit à dénoncer l’autre, l’accusant de sorcellerie. A la demande du seigneur d’Urtubie (Urrugne), le roi envoya au Labourd un juge muni de tous les pouvoirs, Pierre de Lancre.
Bien que né à Bordeaux, cet homme était d’origine Basque. En effet, son véritable non était Rosteguy (Arostegi en basque). Il arriva au Labourd en 1609 et donna de nombreux détails sur les procès qu’il organisa dans plusieurs ouvrages, notamment dans son tableau de l’Inconstance des mauvais anges et démons où il est amplement traité des sorciers et de la sorcellerie.
Ainsi qu’il l’avouait lui-même, au pays de ses ancêtres, tout lui était devenu suspect, à commencer par la langue et le caractère des Basques. Bien que le Labourd fût considéré terre française et fût voisin de l’Espagne, il remarqua que ses habitants n’étaient en réalité ni français, ni espagnols, ce qui facilitait, selon lui, l’œuvre du démon. Il n’appréciait pas non plus la façon qu’avaient les Basques de s’habiller, de travailler, ni de leurs danses, etc..
C’est avec cette vision des choses qui se lança dans la chasse aux sorcières en questionnant 500 enfants. Selon son enquête, 3000 Labourdins étaient des sorciers, et il rapporte que lors d’un sabbat, 12000 sorciers se rassemblaient sur la plage d’Hendaye (Hendaia). La suite est facile à imaginer : il y eut de nombreuses condamnations à mort et les bûchers se multiplièrent au Pays Basque.
Les prêtres eux-mêmes n’étaient pas à l’abri de sa suspicion, car ceux du Labourd dansaient, jouaient à la pelote, portaient des armes etc ..
C’est ainsi qu’il en fit brûler trois : Argibel à Ascain, Migalena et Pierre Bocal à Ciboure, mais beaucoup s’enfuirent au Pays Basque sud. Pendant ce temps, les cinq ou six mille pêcheurs qui, comme chaque année, se trouvaient en campagne à Terre Neuve, rentrèrent chez eux et y trouvèrent une situation dramatique.

C’est l’exécution, à Saint Jean de Luz, d’une femme du nom de Maria Bonne qui marque le début des tumultes provoqués par le soulèvement des pêcheurs. Le peuple - et même l’Eglise, à travers l’évêque de Bayonne qui était alors le Basque Bertrand d’Echaux - s’opposèrent à de Lancre qui fut sommé de repartir à Bordeaux.

Il quitta le Pays Basque, non sans emmener avec lui plusieurs prisonniers. Il est impossible aujourd’hui de savoir combien de personnes de Lancre fit tuer, mais elles se comptèrent sans doute par centaines.
Extrait du Livre : Orhipean Le Pays de la langue Basque ( Xamar)
 



L'Inquisition
L’Inquisition était une juridiction spécialisée (un tribunal), créée par l’Eglise catholique romaine et relevant du droit canonique, chargée d’émettre un jugement sur le caractère orthodoxe ou non (par rapport au dogme religieux) des cas qui lui étaient soumis.
L’Inquisition était une juridiction d’exception, établie pour représenter l’autorité judiciaire du pape sur une région donnée, quand le fonctionnement normal des tribunaux ecclésiastiques s’avérait inadapté.
Historiquement, il y a eu plusieurs juridictions spécialisées de ce type. On peut distinguer trois différentes Inquisitions :
1/ l’Inquisition médiévale,
2/ l’Inquisition espagnole, inféodée à la couronne d’Espagne, fondée en 1478, et l’Inquisition portugaise, fondée en 1531,
3/ l’Inquisition romaine (Congrégation de l’Inquisition romaine et universelle), fondée en 1542, rebaptisée Sacrée Congrégation du Saint Office en 1909, puis Congrégation pour la doctrine de la foi, en 1967.
(Source Wikipedia)



Auteur de nombreux reportages au sujet de l'inquisition, j'ai décidé d'y consacrer un site à titre informatif, sur ce qui a été un des moments les plus fascinants de l'histoire catholique en France.        
  Entre "légende noire" colportée par les victimes et "légende blanche" décrite par l'institution religieuse, l'inquisition passionne encore aujourd'hui les historiens.
Sa face cachée - des archives sont aujourd'hui encore inaccessibles - ses procédures, la chasse au sorcières, le combat contre le diable, Jeanne d'Arc, bûchers et tortures sont autant de thèmes qui pimentent encore l'imaginaire de tous, de la littérature jusqu'au cinéma en passant pas les arts graphiques.
Source : José Cortado Journaliste pour le magazine Impact jcortado@inquisition.net




Au début du XIIIème siècle, face aux mouvements manichéens cathares et albigeois, l’Eglise chrétienne décide de mettre en place une institution judiciaire chargée de lutter contre l’hérésie. C’est ainsi que naît l’Inquisition. Derrière ce terme souvent associé dans les représentations contemporaines à la torture et l’arbitraire, se cache une puissance originale. Excessif ou clément, souvent contesté, ce véritable tribunal de la foi s’appuie en fait sur des rapports ambigus et complexes entre l’Eglise et les Etats.
Entre liberté de conscience et contraintes politiques
Dès qu’elle accède au statut de religion d’Etat sous Constantin, l’Eglise entretient des rapports ambigus avec l’hérésie. Conformément à sa doctrine, elle refuse que la foi soit imposée par la contrainte physique et prononce des peines spirituelles, la plus grave étant l’excommunication. Cependant, atteindre à la doctrine de l’Eglise, c’est atteindre à l’Etat et à l’empereur. Par conséquent, à la notion d’hérésie se superpose la notion de trouble social et de crime de lèse-majesté. Dès lors des châtiments physiques allant jusqu’à la peine de mort apparaissent, au nom de l’Eglise, mais souvent exécutés par l’Etat.

A la fin du XIIème siècle, l’Eglise est très présente auprès des Etats européens et constitue un lien social majeur. Cependant, malgré leurs efforts, aucun des deux ne parvient à enrayer les hérésies régionales à l’exemple des Cathares. Les principes de Bernard de Clairvaux, « la foi doit être persuadée, et non imposée », sont encore dans les esprits, mais l’hérésie et ses risques politiques guettent. En 1199, Innocent III franchit un pas avec la bulle Vergentis in senium qui met en place une procédure répressive contre les Albigeois. Sans véritable succès, elle est toutefois confirmée par le Concile de Latran en 1215. Quelques hommes d’Etats agissent en conséquence tandis que la croisade des albigeois (nom régional donné aux Cathares de la région d’Albi), de 1209 à 1229, malgré une répression violente, ne parvient pas à éliminer totalement l’hérésie.

Grégoire IX donne une nouvelle forme à la lutte de ses prédécesseurs Innocent III et Honorius III en promulguant la constitution Excommunicamus en 1231. Désormais, ce n’est plus aux évêques de surveiller l’orthodoxie mais à des inquisiteurs qui dépendent directement du Saint-Siège. Par ailleurs, la prison et la mort par le feu deviennent des instruments officiels de pénitence.

L’Inquisition est née : comme son étymologie l’indique (Inquisitio signifie recherche), sa mission est à de rechercher et de punir les hérétiques. Autrement dit, elle cumule les fonctions de police et de juge de la foi. 
 
Source : Linternaute

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